P.U.R.   .PARTI DE L’UNITE ET DU RASSEMBLEMENT)

PRESIDENT DU P.U.R SERIGNE MOUSTAPHA SY

Le Président Habib BOURGUIBA, lors de la guerre de 1967 entre Egypte et Isra1 disait sur le compte des Arabes: « Ils se sont mis d’accord pour ne pas être d’accord ».
Fin de citation.
Un scénario qui n’est plus spécifique aux Arabes mais qui s’est étendu à toutes les classes politiques sans exception d’un continent à un autre.
« Convergence» ou «Divergence: ce n’est un jeu de hasard mais une règle de jeu qui ne cherche ni vainqueur ni vaincu !
 
Le seul bénéficiaire reste la raison
• Raison d’être
• Raison de vivre
• Raison d’exister.
 Souvent l’on nous dit: «La politique n’a ni âme, ni conscience ». N’est-ce pas une raison de plus pour doter les institutions républicaines d’hommes et non de mercenaires politiques? 
Ces mercenaires qui utilisent les institutions comme une hache de guerre, les Partis comme brigades d’intervention, et la société civile entre ces deux entités dans le but de payer les frais. 

La Revue Jeune Afrique, dans son numéro 1781 de février 1995, avait titré à la une de son journal : «Les Avatars du Multipartisme ». 
L’auteur interpelle dans ce sujet les Dirigeants Politiques, Partis au pouvoir ou Parti d’opposition par ces mots:
«Il est triste de constater que les pays africains qui se sont lancés au multipartisme depuis 1990 sont aujourd’hui dans une situation économique et sociale indescriptible ». 
Le peuple, dans cette situation est partagé entre l’envi d’aller trvai1ler pour gagner honnêtement sa vie et celle de suivre le mot d’ordre de l’opposition qui cherche dans ses appels, à exercer une pression sur le pouvoir en place ou plutôt à savourer le goût de se trouver au sommet de l’Etat un jour. 

Un Etat qui reste éternellement à recenser éternellement ceux partent, ceux qui arrivent et ceux qui restent. Dans ces cas, un remaniement n’est autre chose qu’une sorte de provocation tranquille ou une vengeance déguisée pour punir les uns ou récompenser les autres selon des circonstances. Alors, le pays est reste otage d’un système qui ne dit pas son nom et les citoyens finissent par la force des choses, d’être les spectateurs de ce match de ping-pong dont disputent éternellement les démocraties bafouées et libertés confisquées. Un pays ne peut pas être la vitrine d’une Société à Responsabilité Limitée ou à «Responsabilité prématurée ». L’auteur du livre «Retour du Courage» nous livre le constat: « Après avoir réalisé une partie de rêves des penseurs du XVIIIe siècle, des savants du XIXe siècle et des révolutionnaires du XXe siècle, on se rencontre que la difficulté d’être est toujours là ». • Malgré la démocratie, on ne se sent pas libéré;
• Malgré l’assouplissement des codes moraux, le mal de vivre progresse chez de nous «S’il n’y avait les mariages et les enterrements, on ne reverrait plus la famille!»
 L’entente cordiale dans tous les milieux professionnels, n’évolue plus à une relation d’amitié sincère.
A chaque campagne électorale, il faut payer des colleurs d’affiches, à défaut de pouvoir s’appuyer sur des militants, car les citoyens ont désormais compris que les grands problèmes de leur vie ne sont plus régis par leur la politique. 
Quand la crédibilité est d’un système est réduite, les réunions ayant pour objet la recherche de solutions essentielles portant sur la nation se tiennent autour d’une table de café et non plus à l’Assemblée Nationale. Mais l’Assemblée aussi ne doit pas être ce haut lieu de contamination où les diarrhées de paroles » rongent tous les parlementaires. Et si la démocratie n’est autre chose qu’une sorte de loup lâché au milieu des agneaux, le maniement des troupeaux devient alors la seule et unique préoccupation du «Démocrate ». Donc considérons la démocratie comme un vaccin que l’on administre pour empêcher le «virus » d’affecter toute la population. • Pas de flics violeurs,
• Pas de juges paranos,
• Pas de politiciens menteurs. 
Dans la tendance actuelle des choses, on peut constater trois phénomènes de la modernité. Ces phénomènes ont tissé à notre insu un écran entre la réalité et nous : • Le confort,
• L’argent,
• L’audiovisuel.
 
L’argent crée un décalage encore plus profond, avec la sophistication de la société moderne. L’argent a pris un rôle de médiateur dans des domaines beaucoup plus subtiles : on achète la connaissance, la santé et même la sécurité. On achète la liberté individuelle pour empêcher de dire «oui » ou «non » si nécessaire. 

L ‘audiovisuel est le plus spectaculaire des syndromes. Elle brûle nos préoccupations et détourne notre attention. Le journal sacralise notre quotidien par une information sélectionnée et bien commentée par des chroniqueurs qui imposent leur hiérarchie d’intérêts à tous les secteurs. Pour cette raison, nous prenons sans cesse des décisions sans avoir le temps de réfléchir correctement sur l’importance relative à ces prises décisions ou sur les conséquences qui peuvent en découler. Ceci est d’autant plus vrai dans nos sociétés où le «trop plein» et le «trop vite » gavent et empêche tout le monde de sentir le devoir bien fait. 
Trop d’images, trop de connaissances, trop de sollicitations, trop d’informations, trop de micro-problèmes quotidiens. 

«Certes, la nature est généreuse, nous confie un biologiste, car elle secrète des millions de spermatozoïdes, pour favoriser une seule fécondations ». 

Mais ce que l’on considère comme générosité pour la nature est un véritable gâchis chez l’homme. 
Nous ne vivons plus l’époque où l’on se contentait seulement d’une politique économique volontariste qui n’obéit pas au marché mais à la seule volonté du peuple. Nous ne vivons l’époque de la galerie des personnages sacrés de l’histoire, c’est à dire à .l’époque où l’on disposait en même temps d’un chef adapté aux situations d’exception avec des hommes compétents capables de conduire les affaires courantes sans tambour ni trompette ; des hommes prêts et disponibles et renoncer volontairement au pouvoir, sans être piégé ni par la nostalgie, ni par le regret!  Nous vivons certes une époque où toute marge de manoeuvre politique s’est rétrécie. Alors quand il y a autant de crises, il faut éviter de susciter autant d’amalgames et surtout
d’idéaliser le passé ! 
Un éditorialiste, s’adressant à la droite française qui sentait encore la nostalgie du gaullisme avait dit ceci :

« Le gaullisme sans De Gaulle deviendra une hypothèque pour la France pour ne pas dire un danger ». Car l’‘homme «De Gaulle tirait sa légitimité politique de l’histoire. « Il vénérait la nation, mais aimait peu ses compatriotes ». 
Pour le cas spécifique du Sénégal, une simple revue de presse nous donne le scénario répétitif qui depuis l’indépendance n’a cessé d’occuper la scène politique sénégalaise «les événements du 29 février 1988, une journée de tous les dangers, soldée par l’arrestation des leaders de la coalition libéralo-communiste: le PDS,la LD MPT et le PIT qui revendiquaient a l’époque : 

• l’organisation d’élections libres et démocratiques,
• la baisse des prix des denrées de première nécessité.
• Nouvel Afrique Asie N° 12 de septembre 1990 avait comme titre: « Sénégal, le Consensus introuvable ».
• Jeune Afrique N° 1785 de mars 1995 écrivait: «le centralisme démocratique contre la démocratie tout court»  

La Revue Jeune Afrique Economique dans sa livraison N° 234 de février 1997 avait à la une «Sénégal, la fin de 1 ‘entente cordiale ». 
Unies dans la défaite, alors qu’elles étaient aller en ordre dispersé aux élections.
N’est-ce pas des sujets qui interpellent pour nous éviter de tomber dans le même piège?.
 D’ailleurs, un grand Erudit du pays avait donné ce conseil au Président Lamine GUEYE: «Il ne faut jamais singulariser trois verbes:
• Vouloir,•
• Savoir, et
• Pouvoir.
Le Président SENGHOR disait lui aussi: « Le Conseil de Cabinet n ‘est pas seulement un centre de décision qui vise à compromettre la libre pensée des uns et des autres, mais c’est une sorte de laboratoire pour filtrer les bonnes opinions, voir une bourse aux idées ». 


Donc, nous devons éviter de faire de la politique une cosmétique qui maquille seulement les indésirables de la nation car le jeu d’apparence est quasiment nul. A un moment, la comédie atteindra ses limites pour se heurter à la réalité ! 
Nous devons éviter aussi de faire du Patriotisme un paravent en trompe l’oeil, c’est à dire un patriotisme «slogan » pour effacer le patriotisme «militant ».  Un Expert militaire avait raison lorsqu’il écrivait ces mots : «Les anciens combattants qui défilent sur le chemin du Monument aux morts, la poitrine bardée de médailles de guerre ou de la légion d’honneur deviennent plus tard des hommes d’affaires, des agriculteurs ou autres… On ne leur confierait jamais la défense du pays ». Une illustration qui mérite de notre part beaucoup plus d’attention.
Nous devons tous faire de brillants états de service dans une guerre beaucoup plus meurtrière, une guerre qui est, elle aussi, loin d’être achevée : celle des riches et des pauvres, celle du Nord et du Sud.
Eviter tout interventionnisme forcené, toute forme de répression, et la langue de bois entre Gouvernants et Gouvernés. 
Notre pays a besoin aujourd’hui plus que jamais d’une politique de grandeur nationale; une politique qui ne cherche à heurter la conscience collective, mais plutôt à conférer une dignité aux problèmes sociaux oubliés par la politique traditionnelle c’est a dire, construire de nouveaux espaces et créer de nouvelles références tels que : • Décentralisation,
• Pluri-nationalité,
• Egalité des sexes et des classes,
• Tolérance, et,
• Respect de la différence. 
Que la «Convergence» ou la «Divergence» ne s’applique pas comme un prétexte mais comme une logique dont la seule priorité reste l’Unité du Peuple. 
Je Vous remercie de votre attention. 

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