MANSOUR KHALAJ

PAROLES DE MANSOUR HALAJ

O toi qui me blâmes de l’aimer, comme tu m’accables ! si tu voyais qui je veux dire, tu ne me blâmerais plus. Les gens font le pèlerinage, moi je vais en pèlerinage vers mon hôte bien-aimé ; s’ils offrent en sacrifice des agneaux, moi j’offre mon cœurs et mon sang ! Il en est qui processionnent autour du Temple, sans y être corporellement, car c’est Dieu qu’ils processionnent, et il les a dispensé du Harem.

Penser à Toi me tourmente du désir de Te voir, T’oublier me fait pleurer et souffrir ; me voici tout entier devenu cœurs T’implorant pour souffrir d’amour, et voici que les douleurs s’annoncent !

Ta place dans mon cœurs, c’est mon cœur tout entier, rien d’autre que Toi n’y a de place ; mon esprit Te retient entre ma peau et mes os, regarde, si je Te perdais, comment ferais-je ? Quand j’essaye de cacher qui j’aime, mon subconscient le manifeste par les larmes que je cachais.

O Dieu, que le soleil soit à l’aurore ou au couchant, ton amour adhère à mon souffle. M’isolant avec des amis pour causer, c’est toi que je leur parle. Te remémorant, dans la tristesse ou la joie, c’est Toi, dans mon cœur, qui fait le lien de mes phantasmes. Quand je voulais m’abreuver pour étancher ma soif, c’est Toi dont je voyais l’ombre dans la coupe. Et si je pouvais aller à Toi, je T’arriverais, rampant sur mon visage ou marchant sur la tête.

J’ai essayé de prendre patience, mais mon cœur peut-il patienter, privé de son centre ? Ton esprit s’est peu à peu mêlé à mon Esprit. Mon cœur s’est serré, j’ai perdu le sommeil, je suis exilé, seul : combien de temps durera ma solitude.

J’ai à moi un Ami, je le visite dans les solitudes, présent, même quand il échappe aux regard. Tu ne me verras pas Lui prêter l’oreille, pour percevoir son langage par bruit de paroles. Ses paroles n’ont ni voyelles, ni élocution, ni rien de la mélodie des voix. Mais c’est comme si j’étais devenu l’interlocuteur de moi-même, communiquant par mon inspiration par mon inspiration avec mon essence, en mon essence. Présent, absent, proche, éloigné, insaisissable aux descriptions par qualités. Il est plus proche que la conscience pour l’imagination, et plus intime que l’étincelle des inspirations.

Il y’avait, en mon cœur, bien des désirs, mais tous ont conflué, depuis que mon œil T’a vu. Et qui j’enviais, m’a envié, moi que voici maître. J’ai laissé aux autres leur ici-bas et leur dévotion, pour ne plus m’adonner qu’à toi, ma dévotion et mon ici-bas.

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