Ouverture des Universites du Ramadan 2010 : Les vérités de Moustapha Sy au pouvoir et hommes politiques


Le guide des Moustarchidines, Serigne Moustapha Sy n’a pas raté les hommes de pouvoir. A l’ouverture de la quinzième université du Ramadan dont le thème porte sur «le cercle du pouvoir : légitimité divine ou légitimité constitutionnelle» leur a asséné des vérités aux allures de mise en garde.

 Le spirituel et le temporel ont été au rendez vous ce jeudi 12 août à l’ouverture de la quinzième université du Ramadan. Le chef de file des Moustarchidines a commencé par rappeler le cercle du pouvoir s’exerce autour de trois acteurs : «les hommes d’Etat, les hommes d’affaires et les hommes de Dieu». Serigne Moustapha Sy d’expliciter : «les hommes d’Etat ont comme parrain le prophète Souleymane, les hommes d’affaires s’identifient au prophète Youssouf alors que les hommes de Dieu s’inspirent du prophète, Mohamed (PSL). Pour lui, «il ya peu d’hommes de Dieu au Sénégal. Il y a beaucoup plus de marabouts». Le fils de Serigne Cheikh Tidiane Sy a aussi fait savoir : «on gouverne tout sauf le cœur. On peut être entouré de beaucoup de personnes sans pour autant conquérir leur cœur». Il a, à cet effet, prévenu : «Dieu ne donne pas le pouvoir, il le confie à quelqu’un, il le donne à qui on fait confiance et le retire à celui qui a perdu la confiance du peuple».S’adressant implicitement au pouvoir et à l’opposition, Serigne Moustapha Sy a souligné : «avoir des idées contraires ne fait pas de nous des ennemis. Ce qu’il y a, c’est qu’il faut interpréter ce qui nous oppose. Et cela n’empêche qu’à chaque fois que le pays le demande, qu’ils puissent se rencontrer et se parler. C’était le cas entre Serigne Cheikh et Léopold Sédar Senghor qui avaient par moments des relations tendues mais qui se concertaient à chaque fois que la situation du pays l’exigeait».

L’université du ramadan de cette année a démarré avec de la couleur et une forte présence des personnalités politiques, de la société civile et du monde sportif. Le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye accompagné par le ministre des affaires étrangères et d’autres ministres, l’opposition a aussi été bien représentée par le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng, Talla Sylla, entre autres leaders. De toutes ces délégations, celle conduite par le chef de file de l’écurie «Rock Energie», Modou Lo a ravi la vedette .

Pressafrik.com

Il faut aussi noter la présence de Serigne Habib Sy Mansour fils du Khalif General Serigne Mouhamadoul Mansour Sy Borom Daara Yi et de Cheikhou Oumar Sy Djamil , fils de Serigne Moustapha Sy Djamil de Fass.

 « cercle du pouvoir : légitimité divine ou légalité constitutionnelle »: Serigne Moustapha Sy et les Moustarchidines posent la problématique en direction de 2012http://www.africanglobalnews.infoLes élections de 2012 polarisent l’attention du landerneau politique sénégalais. Tout semble tourner autour de cette échéance future. Cause pour laquelle, le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty (Dmwm), a décidé de choisir comme thème central de la quinzième édition de son université du ramadan : « cercle du pouvoir : légitimité divine ou légalité constitutionnelle ». Un thème qui sera traité par le responsable moral du dahira Serigne Moustapha Sy. Selon le chargé de communication du Dmwm, Makhary Mbaye, « ce thème, comme pour les années précédentes, répond au contexte politique du moment ». Car pour lui, « la préoccupation première de l’université du ramadan, est de répondre au contexte politique qui est du reste très tendu ».C’est la raison pour laquelle, affirme – t-il, « le responsable moral a choisi de se prononcer sur ce thème pour sensibiliser sur l’exercice du pouvoir tel que enseigné par l’Islam ». Le contexte actuel étant marqué par la mal gouvernance avec des scandales financiers sur fond de corruption, les disciples de Serigne Moustapha Sy, comptent s’appuyer sur « les enseignements du Coran et de la tradition prophétique, pour délivrer aux tenants du pouvoir, des leçons de bonne gouvernance ».

Cette édition 2010, entre en droite ligne du dîner débat des étudiants membres du dahira qui portait sur l’éclairage de la politique par la religion et qui a été débattu le 02 juillet dernier, une manière pour les membres du dahira, de montrer leur attachement à la gestion de la chose publique.

Interpellé sur le legs des quatorze éditions passées, le chargé de communication du dahira affirmera que « pour le moment l’Etat n’y prête pas attention ». Or selon Makhary Mbaye, « il gagnerait à s’approprier davantage les résultats ». Toutefois, sur le plan purement social, le Dahiratoul Moustarchidina wal Moustarchidaty, s’efforce à « traduire en actes les conclusions des différentes universités ».

Le cours inaugural de cette université du ramadan qui sera donné par le responsable moral du dahira Serigne Moustapha Sy aura lieu le 13 août 2010. Une université du ramadan qui comme l’année dernière sera retransmise en direct via le Net dans 47 villes. Dés lors, les disciples des villes de l’intérieur du pays qui faisaient le déplacement pourront suivre les débats durant toute la durée du ramadan à travers des séances de projections sur garnd écran dans les places publiques des différentes villes. Ils pourront même poser directement des questions aux intervenants via l’Internet.

Pour dire que le Dmwm, est vraiment dans l’ère des technologies de l’information et de la communication.

http://www.africanglobalnews.info

  

15e édition de l’université du Ramadan : Classe politique et société civile invitées à cogiter sur la présidentielle de 2012

La présidentielle de 2012 est encore loin. Mais l’on se croirait en pleine campagne électorale avec des meeting à n’en plus finir, diffusés chaque soir sur la chaîne nationale. La quinzième édition de l’université du Ramadan entend prendre les devants pour conscientiser davantage sur la pratique du pouvoir

  Au-delà des thèmes qui appellent tous à la responsabilité, classe politique et société civile sont invitées à réfléchir et partager sur l’élection présidentielle de 2012. Une élection qui nourrit déjà bien des débats. Le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidati, comme il est de coutume, veut marquer cette année encore pendant le mois béni du Ramadan. Le thème central de la présente édition, ‘Le cercle du pouvoir : Une légitimité divine ou une légalité constitutionnelle’, est d’une brûlante actualité. Le responsable moral des Moustarchidine, Moustapha Sy, durant ses sorties programmées les samedis du mois béni et les conférences qui seront introduites par des sommités, les autres jours de la semaine, invite à la réflexion la classe politique et la société civile.
A ces derniers, il ne leur est pas demandé ‘d’être des légitimistes avant que la légitimité ne soit assurée…ni d’être des ‘régimistes’ avant que les régimes ne soient approuvés par la conscience universelle’, avertit Makhary Mbaye, chargé de l’information et membre de la cellule de communication du Dahira. Selon lui, le thème central est à la fois intemporel et percutant, vu le contexte politique dans lequel s’organise l’édition 2010 de l’université du Ramadan. ‘Déjà, dit-il, les élections présidentielles, qui se profilent à l’horizon en 2012, résonnent au niveau de la classe politique et de la société civile comme une date butoir ; un rendez-vous historique qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte ; le thème propose donc un cadre d’échange pour parer à d’éventuelles tensions’.
Le thème central polarise une dizaine de sous-thèmes. Ils vont de la justice (fondement du pouvoir et sécurité du peuple) aux élections, en passant par le pouvoir et le contre-pouvoir, les femmes et le pouvoir, les limites de la collaboration pouvoir spirituel et pouvoir temporel. Ces sous-thèmes seront développés par d’éminents professeurs d’universités et les recommandations qui sortiront de cette université du Ramadan seront accompagnées par un comité de suivi.Revenant sur les fondements idéologiques du mouvement Moustarchidine Wal Moustarchidati, le chargé de l’information dira que ‘c’est un tout’. Le mouvement, selon lui, est une continuité de l’idéologie du Prophète Mouhamed (Psl) et même s’il est avant tout un mouvement confrérique, il n’en demeure pas moins qu’il dépasse les frontières confrériques. Makhary Mbaye de soutenir que ce mouvement sunnite s’occupe aussi bien du spirituel que du temporel. Et le rôle qu’il a joué dans l’avènement de l’alternance en 2000 en est une illustration. La dimension sociale, renseigne-t-il, occupe une place importante dans cette organisation qui est également une compagnie économique ; celle-ci s’emploie dans des activités génératrices de revenus pour les jeunes.

Pour assurer plus d’impact aux thèmes de cette année, les Moustarchidine vont faire dans la décentralisation. Ainsi, les universités du Ramadan pourront être suivies dans les 14 régions du Sénégal et ailleurs. L’objectif étant, selon Makhary Mbaye, ‘de permettre aux populations de l’intérieur du pays et de l’extérieur de suivre en direct les assises avec possibilité de participer aux débats, et cela, à travers le site Internet du Dahira, www.moustarchidine.sn’.

Amadou NDIAYE
Source Walfadjri

REACTION DU JOURNAL / XALIMASN

Dîner-débat des Moustarchidines : La sagesse de Thierno S. Baal opposée à l’aveuglement de Wade

Le mouvement Moustarchidines Wal Moustarchidati a organisé un dîner-débat, vendredi sur l’implication des religieux dans le champ politique, avec en toile de fond une interrogation?: le fait religieux peut-il éclairer le champ politique?? Abdoul Aziz Diop, politologue, a livré à cette occasion, «les sept bonnes raisons pour mettre fin au régime de Wade et à ses visées monarchistes», en s’appuyant sur l’exemple de
la République théocratique du Fouta sous Thierno Souleymane Baal.
Par Oumar Seydou BA

ImageVendredi dernier, le mouvement Moustarchidine wal moustarchidati de Moustapha Sy a organisé un dîner-débat autour d’une question?: «Le fait religieux peut-il éclairer le monde de la politique??» Le pro­fes­seur et politologue Abdoul Aziz Diop a répondu d’emblée par l’affirmative. Pour ce faire, M. Diop n’a pas convoqué les Descartes, Césaire Mon­tesquieu, Pascal et/ou Rous­seau, mais le patrimoine historique et culturel sénégalais. Il a mis en exergue l’exemple d’un homme arrivé au crépuscule de sa vie, Thierno Souleymane Baal au 18e siècle. Par souci pédagogique, le conférencier a emprunté le style du conte. «Je vais, dit-il à l’assistance, vous raconter l’histoire d’un homme qui, sentant sa mort prochaine, fait convoquer ses sujets pour leur recommander les sept bons principes de base d’une bonne gouvernance.» Principes qu’il rapporte à la situation actuelle du Sénégal.
Le 1er principe édicté au 18e siècle, par Thierno Souleymane Baal, se­lon Abdoul Aziz Diop, c’est de «détrôner tout imam dont la fortune s’accroît chaque jour et de confisquer l’ensemble de ses biens». Ce principe, soutient M. Diop, est d’actualité, car l’imam de naguère n’est rien d’autre que celui qu’on appelle aujourd’hui chef d’Etat. Or, fait remarquer le conférencier, ?«des fortunes sont en l’espace de dix ans amassées sans qu’on en puisse justifier la provenance. L’argent, le plus souvent mal acquis, est devenu l’unique valeur».
Le 2e principe découle du 1er et consiste à combattre et à expulser l’imam en cas d’entêtement. Et M. Diop de souligner que l’entêtement auquel nous assistons -la désinstitutionalisation, la patrimonialisation, la gabegie, l’opulence- dépasse celui auquel Thierno Souleymane Baal faisait allusion au 18e siècle. Le 3e principe du sage du Fouta voulait que «l’imamat ne soit pas transformé en royaume héréditaire où seuls les fils succèderont à leur père». «Vous voyez comment
la Répu­bli­que théocratique du Fouta éclaire
la Répu­blique laïque du Sénégal qui est suspendue à un débat de succession à la chérifienne», s’exclame le conférencier. «Pour assurer la rotation du pouvoir et assurer la parfaite égalité entre tous», – et c’est le 4e principe, Thierno Souleymane Baal a suggéré «que l’imam puisse venir de n’importe quel tribu». Une telle position, affirme le conférencier, «bat en brèche une certaine théorie qui voudrait que le fils du chef soit le meilleur de tous». Concernant les qualités intrinsèques du dirigeant, «le sage, poursuit Abdoul Aziz Diop, recommande de choisir toujours un homme savant et travailleur». C’est là le 5e principe qui n’est visiblement pas le cas avec le fils du Président, Karim Wade, et ses travaux de l’Anoci dont on attend toujours les comptes. Sur la base du 6e principe, rappelle Abdoul Aziz Diop, l’érudit du Fouta avait recommandé de «ne jamais limiter le choix à une seule et même tribu». Tout le contraire avec la gestion familiale du pays actuellement. 7e et dernier principe?: Thierno Souleymane Baal recommandait de se «fonder toujours sur le critère de l’aptitude comme critère de choix de l’imam», qui faisait office de chef d’Etat en République théocratique du Fouta rapporte le politologue. Pour le conférencier, ces 7 principes de l’imamat en République théocratique du Fouta sont applicables dans la société politique d’aujourd’hui. Et on voit ainsi, en l’appliquant à la société politique d’aujourd’hui, combien cette référence religieuse éclaire.
A noter que le dîner-débat des Moustarchidines a été rehaussé par la présence de sommités de la religion, de l’art, de la science et de l’enseignement, à l’exception notable des hommes du pouvoir.

pas de réponses

Laisser un commentaire

mythologie |
jamaa |
iletaitunefoi |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la beauté de l'islam
| eva75
| وجهة...