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Je vous présente mon fils Eric BAUMGARTNER, un franco-suisse-allemand, qui a fait le tour de l’Afrique à Vélo.

Il a séjourné à Ouakam avec nous pendant plus de 10 jours. Nous n’avons pas la même culture, mais je n’ai jamais vu

quelqu’un d’aussi correcte et respectueux.

Sur son blog il a écrit – «  » Je remercie Ndeye GUEYE pour m’avoir accueilli à bras ouverts et traité comme si j’étais un membre de sa famille »

 Il a appris à faire du « Attaya Bissap », il saluait avec les deux mains et mangeait à la sénégalaise.

Il passait le plus clai de son temps à discuter, à écrire et à dessiner en aquarelles.

Avec ces témoignages sur son blog .http://www.ebaumgartner.free.fr/

Il a écrit sur le Sénégal mais aussi sur l’Afrique.

Sénégal : un bilan

Sunday, March 15th, 2009

J’étais entré au Sénégal à bord d’une pirogue sur le fleuve Sénégal, j’ai quitté le pays 50 jours plus tard les pieds dans l’eau du Falémé. Voici mon désormais traditionnel bilan.
- distance parcourue : 1580km
- vitesse maximale : 44 km/h
- crevaison : aucune
- aquarelles : une quinzaine
Impression générale : pays chaleureux. Températures extrêmes, environ 35° du côté de Kédougou ; accueil incroyable, le qualificatif Teranga (”hospitalité” en wolof) n’étant vraiment pas usurpé. Les liens se nouent rapidement et il devient parfois difficile de partir. Surtout, on ne se sent pas coupé d’une partie de la famille puisque hommes, femmes et enfants mangent ensemble, discutent ensemble, vivent ensemble (mais ne travaillent pas ensemble), quelle que soit leur appartenance ethnique. Ils chantent, ils écoutent de la musique, ils rient, même quand ils n’ont rien. Et à la campagne, surtout dans l’est du pays, le régime alimentaire se limite souvent à du riz, du mil et du sucre ; l’eau vient du puit, on s’éclaire à la lampe torche et on se lave dans le fleuve (la Gambie en l’occurence). Le Sénégal, c’était aussi pour moi le fin du désert et la découverte de la savane avec ses grands animaux sauvages en liberté : phacochères, pythons, singes, hippopotames pour ceux que j’ai vus, hyènes, antilopes ou lions pour ceux que j’aurais pu croiser.
Il m’aura fallu attendre le Sénégal pour trouver l’Afrique que je cherchais et que je redoute.

L’Afrique, c’est génial !

Saturday, September 26th, 2009

On peut faire du bruit en buvant son thé (c’est même un signe qu’il est suffisamment chaud), roter en plein repas, manger avec les doigts, se râcler la gorge bruyamment puis cracher ses glaires dans le sable. On peut uriner n’importe où (sauf mention du contraire). On peut jeter ses déchets dans le caniveau sans scrupule. On peut acheter à manger dans la rue à toute heure du jour et de la nuit : riz sauce, poisson frit, beignets, arachides… On peut camper n’importe où sans déranger qui que ce soit, sans avoir peur de se faire réprimander par la police parce que c’est interdit. On peut faire à peu près ce que l’on veut, tant que cela ne dérange pas le voisin. Fantastique liberté.

Les paysans utilisent peu d’engrais, les fruits et légumes sont cueillis quand ils sont mûrs et ils ont du goût. Les principaux marchés sont bien achalandés en produits frais, séchés ou en poudre, les odeurs et les couleurs régalent le nez et les yeux. Les étales regorgent d’aliments inconnus : mil, soumbala, bissap, aubergines amères, manioc, karité, huile rouge… Découvertes permanentes.

Il ne fait jamais très froid, sauf dans l’Atlas en hiver. Le reste de l’année, short et sandales sont de rigueur, du matin jusqu’au soir. Dans la zone soudano-sahélienne, pas besoin de consulter les prévisions météo : ciel bleu sans un nuage pendant la saison sèche et beaucoup de soleil pendant la saison des pluies.

“Comment ça va ? Très bien, merci” : il faut vraiment qu’un Africain ait de gros soucis pour qu’il vous en fasse part ou qu’il perde son sourire. Les Blancs “craignent que”, les Noirs “espèrent que”. Ils ne connaissent pas (encore) le mot stress, font preuve de beaucoup de spontanéité et sont toujours prêts à discuter. Rien de plus facile que d’engager une conversation ; rencontres quotidiennes.

Le voyageur et l’étranger jouissent en Afrique d’un grand respect et de beaucoup d’égards : cela se traduit par le souci permanent d’aider, de renseigner, de rendre service. Si vous avez un problème, faites-en part à votre voisin et il remuera ciel et terre pour vous proposer une solution. J’ai été partout (sauf très rares exceptions) chaleureusement accueilli, souvent par des gens que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam et que je ne reverrai peut-être jamais. Hospitalité incroyable, au Maroc comme au Togo, au Burkina Faso comme au Sénégal. Une hospitalité pour laquelle je ne pourrai jamais trop remercier mes hôtes.

Si l’hospitalité des gens m’a beaucoup surpris, que dire alors de la sécurité qui règne dans les pays d’Afrique de l’Ouest. Mis à part mes premiers jours sur le continent africain, jamais je ne me suis senti en danger, que ce soit à Nouakchott, Dakar ou Ouagadougou, de jour comme de nuit. De tout le voyage je ne me suis fait volé qu’une bouteille d’eau et une vieille chambre à air, autant dire rien ! Jamais je n’ai eu peur pour mon vélo que je laissais fréquemment dans la rue, soit pour aller au cyber, soit pour faire le tour du village, soit pour faire quelques courses au marché. Le Mali n’est pas la Somalie, le Maroc n’est pas le Darfour, le Ghana n’est pas le Nigeria : toute l’Afrique n’est pas en guerre, qu’on se le dise !

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