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Le Prince Charles de Galles et héritier du Trône anglais a appelé, mercredi, le monde entier à s’inspirer des préceptes de l’Islam dans le cadre des efforts visant à sauvegarder l’environnement. 

La destruction de l’environnement par l’homme est contraire aux enseignements des religions, en particulier ceux de l’Islam, a souligné le Prince héritier dans un discours prononcé à Oxford devant un parterre de plusieurs personnalités de marque. 

 

L’Islam et le lien indissociable entre l’homme et la nature 

  

Les pratiques ayant conduit à la dégradation de l’environnement «ignorent les enseignements spirituels, comme ceux de l’Islam», a dit le Prince Charles dans ce discours, axé sur le thème «l’Islam et l’environnement». 

  

Il a déploré l’absence de la dimension spirituelle dans le modèle économique contemporain, fondé sur le consommateurisme. 

  

Mettant en exergue les enseignements de l’Islam qui plaident en faveur de l’harmonie entre l’être-humain et son environnement, le Prince de Galles, a souligné que le Saint Coran explicitement qualifie la nature comme ayant «une intelligibilité» et insiste sur le lien indissociable entre l’homme et la nature. 

  

«Le Coran offre une vision entièrement intégrée de l’Univers, ou religion, science, esprit et substance convergent pour former une partie intégrante d’une seule conscience vivante», a-t-il dit, soulignant que partant de ce constat l’homme assume la responsabilité de veiller à la préservation de la nature. 

  

Citant des versets du Saint Coran, le Prince Charles a expliqué que les enseignements de l’Islam présentent la nature et l’univers comme l’émanation de «l’hospitalité divine» envers l’homme. 

  

Invitant à un retour vers les valeurs traditionnelles pour la préservation de l’environnement, le Prince héritier a relevé que «le mode de vie traditionnel en Islam porte sans équivoque sur la quête du juste milieux en tant qu’idéal permettant la préservation de l’équilibre des relations». 

  

L’Islam, a encore dit le Prince Charles, met en garde qu’il y a des limites à l’abondance de la nature. «Il ne s’agit pas de limites arbitraires, mais de limites imposées par Dieu et que les fidèles ne doivent pas transgresser». 

  

L’Islam, héritage noble et cadeau précieux 

  

Et l’héritier du Trône anglais de souligner que l’âge d’or de la civilisation islamique (9eme et 10eme siècles) a été marqué par un progrès scientifique spectaculaire sous-tendu par une compréhension philosophique ancrée dans une profonde spiritualité empreinte d’un respect sans faille du monde naturel. 

  

Il s’agit-la d’une vision intégrée du monde, reflétant la vérité éternelle selon laquelle la vie est ancrée dans l’unicité du Créateur, a-t-il enchainé, soulignant l’importance de la notion de Taouhid qui embrasse l’unicité divine. 

  

Les penseurs musulmans expliquent une telle vision de la manière la plus éloquente, poursuit le Prince Charles, citant notamment Ibn Khaldoun, qui avait expliqué que «toutes les créatures se soumettaient à un système régulier et ordonné». 

  

«Le monde islamique est dépositaire de l’un des trésors les plus précieux de sagesse et de savoir spirituel mis à la disposition de l’humanité», a relevé le Prince de Galles. 

  

«C’est à la fois un héritage noble de l’Islam et un cadeau précieux pour le reste du monde», a-t-il fait observer, concédant que «cette sagesse est obscurée par la tendance dominante du matérialisme occidental». 

  

Le Prince Charles a, par ailleurs, invité les ouléma, poètes, artistes, artisans, ingénieurs et autres scientifiques musulmans à «identifier les idées, les enseignements et les techniques pratiques qui nous encouragent tous à œuvrer main dans la main en faveur de la nature et non pas contre elle». 

  

«Je vous invite à nous montrer comment nous pouvons nous inspirer de la profonde compréhension de la culture islamique vis-à-vis du monde naturel afin de nous aider à relever les défis redoutables que nous affrontons», a encore dit le Prince. 

  

Il s’est dit convaincu que le centre d’Oxford pour les études islamiques (OCIS), qui a organisé la conférence, sera en mesure de mettre en place un forum sur «l’Islam et l’environnement» et facilitera de nombreuses autres approches pratiques pour trouver une réponse à ces défis. 

  

Le Prince Charles a, par ailleurs, rappelé les efforts qu’il a consentis durant plus de 25 ans en faveur de l’intégration des différends groupes ethniques et religieux au sein de la société britannique. 

  

Il a cité, dans ce contexte, le discours qu’il avait prononcé il y a 17 ans au Sheldonian centre, qui a abrité la conférence de mercredi, dans lequel il a mis en relief les innombrables contributions de l’Islam à la civilisation humaine. 

  

Dans ce célèbre discours, intitulé «l’Islam et l’Occident» et qui a fait couler beaucoup d’encore à travers le monde, le Prince Charles avait tenté de dissiper les malentendus non-fondés au sujet de l’Islam et des Musulmans. 

  

«J’au voulu, dans ce discours, aborder les dangers de l’ignorance et du malentendu qui s’intensifiaient entre le monde musulman et l’occident au lendemain de la guerre froide», a-t-il dit, appelant à poursuivre l’action pour surmonter les différends qui persistent toujours. 

  

«Je demeure convaincu qu’il est toujours possible de surmonter ces différends car nous partageons plusieurs valeurs», a souligné le Prince, notant que «ces valeurs disposent d’une grande capacité de nous unir». 

 

 

 


Culture & Médias

ACTUALITES SUR L'ISLAM msg_sentbox Grande-Bretagne : « Inspiré par Muhammad », une campagne de pub au service des musulmans

Muhammad s’affiche sur les bus, métro et taxis londoniens

« Inspiré par Muhammad ». C’est la nouvelle campagne de publicité lancée depuis lundi 7 juin à Londres, visant à améliorer l’image de l’islam et des musulmans aux yeux des Britanniques par le biais de photos de musulmans et des musulmanes, voilées ou non, placardés dans les rues et les métros de la capitale. Cette campagne coïncide avec la publication d’un sondage portant sur la perception de l’islam en Grande-Bretagne. Ce qui en ressort est inquiétant : plus d’un Britannique sur deux associe l’islam à l’intégrisme et au terrorisme.



La campagne « Inspiré par Muhammad » a été lancée à partir du 7 juin, à Londres, afin d'améliorer l'image des musulmans et de l'islam auprès de la société britannique.

La campagne « Inspiré par Muhammad » a été lancée à partir du 7 juin, à Londres, afin d’améliorer l’image des musulmans et de l’islam auprès de la société britannique.

Quoi de mieux qu’une campagne de pub de grande échelle pour balayer les préjugés qu’une partie de la population a envers l’islam… ou du moins améliorer leur perception négative de la religion musulmane ? Ce rêve est devenu réalité en Grande-Bretagne, où l’on peut apercevoir, depuis lundi 7 juin, des photos de musulmans et de musulmanes, voilées ou non, placardés dans les stations de métro, de bus et sur les taxis de la capitale britannique et de ses environs.

Ces affiches sont accompagnées de messages courts tels que « Je crois en les droits de la femme », « Je crois en la justice sociale » et « Je crois en la protection de l’environnement », toutes suivies de « Muhammad aussi ». On l’a tous compris, c’est bien du Prophète Muhammad dont il s’agit.

Ce Prophète continue d’inspirer la vie de millions de personnes à travers le monde. Quoi de plus évident pour Exploring Islam Foundation (EIF), initiatrice du projet, de centrer cette campagne publicitaire autour de celui qui est considéré comme le Sceau des Prophètes, le dernier des messagers pour 1,5 milliard de musulmans sur la planète.


Muhammad, un modèle qui fascine

Grande-Bretagne : « Inspiré par Muhammad », une campagne de pub au service des musulmans

Intitulée « Inspiré par Muhammad », cette campagne publicitaire est destinée, selon la fondation privée EIF, dont l’un des objectifs est de mettre en évidence la contribution des musulmans dans la société, à « améliorer la compréhension parmi la population sur l’islam et les musulmans » en « montrant les vraies valeurs de l’islam au grand public ».

Un site Internet inspiredbymuhammad.com a d’ailleurs été créé pour permettre aux curieux d’en savoir davantage, de manière pédagogique, sur le Prophète, l’islam et ses pratiques ainsi que sur les musulmans.

« C’est un besoin humain que de se tourner vers des modèles, et pour les musulmans le Prophète Muhammad est le modèle ultime. À travers cette campagne, nous voulons, à EIF, montrer comment le Prophète continue de nous inspirer quatorze siècles plus tard. Il nous inspire quant à prendre soin des nécessiteux, aider les plus vulnérables, protéger l’environnement, faire preuve de compassion pour tout être vivant et vivre en paix avec nos voisins », explique Remona Aly, directrice de campagne de la fondation, à Saphirnews.

« Muhammad a dit : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les plus utiles aux autres » et les musulmans d’aujourd’hui continuent toujours de s’inspirer de cette maxime en participant à des projets sociaux et communautaires », ajoute EIF dans un communiqué de presse.


Deux Britanniques sur trois ne connaissent pas l’islam

Cette campagne est lancée quelques jours après la publication d’un sondage de l’institut YouGov concernant la perception de l’islam par les Britanniques. Sur 2 152 adultes interrogés, 50 % assimilent la religion musulmane au terrorisme, 58 % à l’intégrisme et 60 % à l’oppression des femmes. Seuls 13 % l’associent à la paix, 16 % à l’égalité et 6 % respectivement à la justice et aux mesures actives de protection de l’environnement.

57 % considèrent les journaux télévisés comme des sources d’informations sur la religion. 60 % des sondés ne connaissent pas vraiment l’islam et 17 % n’en connaissent rien, ce qui explique en partie la perception négative de l’islam qui ressort du sondage. C’est pourquoi il a semblé nécessaire pour EIF de lancer « Inspiré par Muhammad » autour de trois axes : la justice sociale, les droits de la femme et l’environnement.

Pour crédibiliser le message, les trois visages figurant sur les affiches n’ont pas été choisies au hasard. Rupon Miah est un homme de terrain travaillant pour une association d’aide aux jeunes sans abri à Londres. Sultana Tadafar – voilée – est une avocate spécialisée dans les droits de l’homme et Kristiane Backer – non voilée – est une journaliste et présentatrice TV (anciennement sur MTV) convertie à l’islam.


Une campagne à moindre coût

Grande-Bretagne : « Inspiré par Muhammad », une campagne de pub au service des musulmans

« Les affiches seront en place pendant deux semaines, à l’exception des taxis qui porteront des citations du Prophète pendant quatre semaines. Nous avons un taxi entièrement décoré (…) qui restera ainsi pendant un an », déclare Mme Aly à Saphirnews. Créée en 2009 par des professionnels musulmans, EIF est une fondation indépendante financée par des dons privés.

« Les coûts de la campagne n’étaient pas élevés, la plupart des gens de EIF ont donné leur temps et leur expertise à titre bénévole, car ils sont préoccupés par la perception publique de leur foi, et se sont engagés à mettre en lumière la vérité sur les valeurs éthiques et universelles que l’islam promeut », nous indique-t-elle.

« Nous avons reçu des messages de soutien de parlementaires et de diverses organisations. Le directeur de EIF est Lord Adam Patel, qui a été l’un des premiers pairs musulmans à avoir été nommé à la Chambre des Lords », poursuit-elle.

Avec près de 2 millions de musulmans au Royaume-Uni (3 % de la population), l’islam est la deuxième religion après le christianisme. « Les valeurs britanniques sont synonymes des valeurs islamiques », assure la directrice de campagne, qui espère bien renouveler l’initiative à l’avenir.
À quand une campagne similaire en France ?

 

 

 

Aux Etats-Unis, l’islamovigilance fait campagne contre l’islamisation

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lundi 14 juin 2010


Fouler le sol américain, c’est entrer en terre religieuse inconnue pour le français moyen, nourri au bon lait de la laïcité et éduqué dans le devoir civique de la transparence. C’est comme chausser des bottes de sept lieues et faire un bond prodigieux au pays où le président prête serment sur la Bible, où la religion se vit au grand jour, se rentabilise, et se médiatise. C’est l’autre côté du miroir, peut-être aux alouettes, toutefois…

Aux Etats-Unis, où la télé-évangélisation fait rage, une ambitieuse opération de communication financée par des organisations musulmanes américaines a sillonné le pays sur des bus, pour promouvoir l’islam en grand. Une première dans les annales cultuelles nationales, qui n’est pas passée inaperçue, et qui a suscité une contre-offensive, tout aussi innovante, du mouvement SIOA (Stop Islamisation of America), un mouvement récent qui est le pendant américain du SIOE européen (Stop Islamisation of Europe).

Usant des mêmes armes, l’islamo-vigilance américaine a riposté dans une campagne d’affichage se qualifiant d’ » islamolucide » sur les bus de Miami en Floride pour dénoncer le danger d’une islamisation rampante devenue itinérante, et proposant de l’aide à ceux qui voudraient quitter l’islam. Dans cette guerre des messages, qui risque fort de les brouiller, le fait religieux américain vient de franchir un nouveau pas et de nous semer définitivement.

D’un extrême laïc à la française, qui assigne la religion à résidence, à l’extrême américain décomplexé, qui annonce sa couleur religieuse jusqu’à s’autopromouvoir, où se situe la voie du juste milieu ?

 

Tariq Ramadan face aux anti-burqa

C’était hier et ce fut grand. Car ce fut le Tariq Ramadan qu’on connaît et qu’on aime lire et écouter. Eloquent, clair, précis et pertinent. Un intellectuel comme on en souhaite plus sur la question musulmane en Europe. Un musulman d’Europe, porteur d’une pensée authentique, d’une vision courageuse, qu’il sait exposer avec rationalité et pédagogie. On peut aimer ou détester, mais le propos vaut qu’on s’y arrête, qu’on l’entende et qu’on le médite. Face à la commission Gérin, Tariq Ramadan a tenu son rôle. On est loin du Tariq qui se démène comme un chiffonnier face aux accusations de ses détracteurs. Cette fois, il ne s’agit pas de s’étriper sur des questions personnelles ou des questions politiques. Il ne s’agit pas de donner la réplique à Caroline Fourest ni à Sarkozy. Il s’agit de mener un débat réel avec une commission engagée à la préparation des mentalités pour faire adopter la loi antiburqa, dans le prolongement de la loi antifoulard. L’islam n’est pas monolithique D’un point de vue théologico-légal, M. Ramadan a rappelé la diversité des interprétations musulmanes sur la question de la burqa comme sur bien d’autres questions. « L’islam comme une référence monolithique n’existe pas, dit-il. Vous avez des interprétations aussi diverses que dans la tradition chrétienne ou dans la tradition juive. » Puis d’ajouter que « cette idée d’avoir l’islam modéré d’un côté et l’islam fondamentaliste de l’autre en dit plus sur l’ignorance de celui qui qualifie les choses ainsi que sur celui qui connaît les réalités et les dynamiques ». Le ton est donné. Il ne s’agira pas, pour lui, de dresser une manière de vivre sa foi contre une autre manière de vivre sa foi. Il s’agit, comme il le précise, de comprendre les sources et les références des uns et des autres, avant de prétendre apporter une réponse à une vraie question que certaines interprétations peuvent poser. Une démarche pédagogique Une fois les diverses motivations sur la burqa brossées, la deuxième idée forte de M. Ramadan est une invitation des politiques à une « démarche pédagogique ». Car, dit-il, « Ne mettez pas les autorités les unes contre les autres. Dans le fait religieux, quand deux autorités se confrontent, elles s’excluent ». Et dans cette invitation au législateur, M. Ramadan insiste sur le partenariat avec les responsables religieux français. « Dans ce débat précis, la pensée qui naît d’une tradition musulmane doit être une dimension qui doit vous intéresser », dit-il. L’on se souvient qu’à l’ouverture des auditions, au mois de juillet, M. André Gérin, qui préside la commission, avait insisté sur son rôle. À l’image de la commission Stasi − sur l’affaire du voile à l’école −, M. Gérin a précisé que sa mission n’avait pas à discuter de la question religieuse car elle sort du champ politique. Elle devait s’interroger sur une question sociale. Pour Tariq Ramadan, la question religieuse ne peut être ainsi éludée. Cependant, si le politique doit s’en saisir, il doit le faire en sachant que « vos concitoyens français de confession musulmane sont vos partenaires et non pas simplement vos interlocuteurs extérieurs ». Il explique cette position car il faut comprendre que, « aujourd’hui, l’islam est une religion française que des citoyens français sont de confession musulmane et que la très grande majorité des ces Français de confession musulmane, leaders compris, autorités locales religieuses compris, ici dans ce pays, sont vos partenaires dans cette lutte pour une meilleures compréhension de l’islam ; pour mettre en évidence le fait que la burqa et le niqab ne sont pas des prescriptions islamiques et que nous sommes liés ensemble sur ce travail et qu’une loi qui serait seulement perçue comme stigmatisante ne résoudra pas le problème ». Comment une telle loi ne serait-elle pas stigmatisante ? M. Ramadan explique que, du point de vue des musulmans, il s’agirait ainsi de prendre prétexte des positions extrêmes de certains groupes pour aborder les vraies questions qui méritent d’être posées sur la présence musulmane en France et en Europe. Le vrai problème Le troisième point fort de l’audition est un classique du discours de M. Ramadan. Il met fermement la commission en garde contre l’islamisation tout azimut des problèmes sociaux. « Aujourd’hui, vous avez une partie de la population qui a l’impression que, chaque fois qu’on parle d’elle, au lieu de regarder ce qu’elle vit socialement, on culturalise son appartenance, on islamise son identité et elle vous en veut pour cela. Ils ont l’impression que toute la classe politique parle d’un problème qu’ils ne ressentent pas, eux. Et que, lorsque vous êtes un peu arabe d’origine, quand vous avez un nom musulman affilié, la réalité est que vous n’avez pas le travail, vous n’avez pas l’appartement. » Ce discours victimaire est certes ordinaire. Mais Tariq Ramadan précise : « J’en veux à tous les populistes qui disent que les sociétés occidentales sont victimes d’une lente colonisation. Cette victimisation, cette attitude de colonisés, est très grave », dit-il avant d’ajouter : « J’en veux aussi aux leaders musulmans qui jouent la victime et disent : « On n’est pas aimés, on nous stigmatise. » » Pour lui, le citoyen suisse, dont les concitoyens viennent d’interdire la construction de nouveaux minarets, il y a un double malaise dans nos sociétés et il faut les entendre tous les deux et agir des deux côtés pour « changer l’attitude victimaire en une attitude de citoyens responsables. » Son analyse est que « les deux questions ne s’excluent pas. Mais à mal poser la première question vous donnez l’impression de ne même pas considérer l’autre. La seule vraie [question] qui compte : celle de l’application stricte et égalitaire des lois de ce pays pour toutes les citoyennes et tous les citoyens », conclut-il. Le débat vaut le détour Dans le débat qui suit l’exposé, l’on apprend que certains membres de la commission se sont opposés à l’invitation de Tariq Ramadan. M. Éric Raoult (UMP, Seine-Saint-Denis), rapporteur de la commission, ouvre le feu. Il est suivi dans la foulée par M. Jean Glavany (SRC, Hautes-Pyrénées), qui, faisant allusion à l’interdiction des minarets en Suisse, estime « qu’on a compris ces dernières semaines que la lumière venait de Suisse ». Jacques Myard (UMP, Yvelines), radicalement anti-burqa, se lance à son tour sur une partition mille fois entendue. Cette fois, il brandira un livre de fatwas salafistes pour enfin révéler les sources de sa vision rétrograde de l’islam. Dans l’ensemble, Tariq Ramadan essuie des accusations devenues classiques de double discours, de fondamentalisme, d’inefficacité sur le terrain, de mépris pour la condition des femmes… M. Ramadan a joué le jeu. Profitant pleinement de son temps de réponse, renvoyant M. Glavany dans les cordes et lançant quelques piques au passage, y compris sur les motivations de la commission. Pour une fois, André Gérin, d’ordinaire calme et cérémonieux, a trépigné d’impatience pour ensuite se trémousser sur son fauteuil en s’éternisant en justifications élémentaires sur l’objet de la commission ; au point d’oublier qu’il est le président de séance, chargé de distribuer la parole. Au final, une belle audition et une double certitude : Tariq Ramadan est incontournable sur son sujet quand le cadre est approprié ; et une loi anti-burqa est un objectif incontournable aux yeux de la Commission Gérin. Pour suivre le débat, cliquer ici : Tariq Ramadan face aux anti-burqa Lire aussi : Loi anti-foulard, loi anti-burqa, et après ? Jacques Myard assimile la femme en burqa à une prostituée Voile intégral : interdire, ne pas interdire ? Yazid Sabeg : « Le débat sur la burqa est un piège » Au cœur d’une polémique burqadesque Contribution du CFCM aux travaux de la mission d’information parlementaire sur le voile intégral Vendredi 4 Décembre 2009 Amara Bamba Source : http://www.saphirnews.com

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